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Publié par Guy Leroy

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Ignacio Agramonte est un personnage célèbre natif de Cuba. Chef de file des indépendantistes et héros de l’histoire, il fut abattu en 1873 à seulement 32 ans par les troupes espagnoles. 

Né en 1836 à Bani, petite ville de la République dominicaine, Máximo Gómez y Báez, devient le général en chef de l’armée de libération cubaine et le symbole de la solidarité entre les peuples antillais.

C’est en tant que commandant dans l’armée espagnole qu’en 1865 il est envoyé à Cuba, où il découvre notamment la situation des esclaves. La cruauté et l’injustice avec lesquelles ils sont traités le révoltent et le transforment profondément. Il se joint dès le soulèvement de Yara, en octobre 1868, aux insurgés qui à la suite de Carlos Manuel de Cespedes se battent pour l’indépendance de Cuba. Cette première guerre dure dix ans et se termine en 1878 par la défaite des insurgés, scellée par le Pacte de Zanjón. Les Espagnols y promettent des réformes, dont plus d’autonomie pour l’île, qui restent pour la plupart lettre morte.

Máximo Gómez doit abandonner Cuba. Il s’exile en Jamaïque, au Honduras puis au Panama, avant de revenir en République dominicaine. Le Cubain José Martí, poète et écrivain engagé, infatigable chantre de l’indépendance cubaine l’y rejoint en 1892. Il le convainc de reprendre les armes. Ensemble, ils rédigent le Manifeste de Montecristi, du nom d’une ville dominicaine à la frontière avec Haïti.

José Martí et Máximo Gómez, ce dernier alors âgé de 60 ans, général en chef de l’armée de libération, débarquent sur les côtes cubaines en avril 1895 pour relancer la guerre d’indépendance. Martí est tué à la bataille de Dos Rios un mois plus tard. Avec Antonio Maceo, Máximo Gómez planifie et conduit victorieusement l’avancée militaire des forces indépendantistes de la région d’Oriente à celle d’Occidente (batailles de Mal Tiempo, Coliseo), maintenant en échec les troupes espagnoles pendant trois ans. Cependant, l’intervention des États-Unis, qui établissent un gouvernement militaire d’occupation en 1898, frustre Gómez et le peuple cubain de leurs idéaux d’indépendance et de justice. Quand, en 1902, Cuba obtient enfin son indépendance, Gómez refuse la présidence. Il s’éteint en 1905 à La Havane.

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Denise 24/06/2012 15:20


bonjour


De retour de vacances, je découvre ton article.


Les héros ont souvent la vie courte.


Bonne fin de dimanche