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Publié par Guy Leroy

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Si les choses vont aussi vite, c’est que les intermédiaires savent ce qu’ils veulent et ont minutieusement inspecté au préalable les lots de prises alignés sur le carreau. Commençant bien avant le lever du jour, ils déambulent entre les baquets de poissons débarqués, lampe de poche à la main, qu’ils dardent sur les bêtes pour s’assurer que les pièces sont saines : œil encore frais, écailles luisantes, corps intact. Tout acheteur chevronné sait inférer de cet examen les conditions d’entreposage de la marée, sa provenance, et comment la prise a été effectuée. On peut encore rencontrer ici des commissionnaires qui exercent leurs talents depuis l’ouverture des Halles… en 1935. C’est dire combien en ce domaine l’expérience est irremplaçable. Elle s’acquiert par transmission, les nouveaux venus apprenant au contact des anciens, jusqu’à ce qu’ils se trouvent capables eux aussi de reconnaître la “belle pièce” au premier coup d’oeil. Sachant reconnaître la valeur, ils ne voient pas pourquoi ils ergoteraient sur le prix. Les prix de gros déterminés par les offres les mieux-disantes aux Halles de Tsukiji s’appellent le tate-ne, la cote, qui deviendra l’étalon sur les autres criées au gros du Japon.
Osaki Hideo est responsable de gestion générale de la section administrative des halles, ce qui lui donne un point de vue intéressant sur ce qui se passe ici : “Confrontés à une situation économique difficile, nombreux sont les intermédiaires ici qui doivent mettre les bouchées doubles, travailler toujours plus dur. Mais, s’ils sont ici, eux et d’autres aussi d’ailleurs, c’est parce qu’ils aiment le poisson.”
Les enchères une fois closes, les intermédiaires emportent leurs achats vers leurs boutiques dans les halles, où ils s’attaquent au dépeçage des grosses pièces. Vers 8h du matin, tout le poisson est à l’étal, découpé de frais et prêt à la vente aux détaillants.
Chaque jour, pas moins de quarante mille détaillants affluent de toute la région de Tokyo pour réapprovisionner leurs grandes surfaces, poissonneries et restaurants. Encore une fois ils procèdent à un examen minutieux du poisson avant d’emporter ce qu’ils veulent pour leurs clients.
Dans la caverne d’Ali-Baba de Tokyo pour les nourritures marines, les ventes et les achats démarrent lorsque la ville dort encore. Les produits ultra-frais pour les amoureux de nourritures de la mer sont en fait arrachés de haute lutte à cet infernal tohu-bohu
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Commenter cet article

Guy Leroy 24/08/2007 14:13

Essai.................

Guy Leroy 24/08/2007 14:15

Réponse............

Kao 24/08/2007 08:31

Kao est persécutée par des amoureux sans peur et sans reproche, les doublons

Guy Leroy 24/08/2007 14:17

Vive les doublons

Kao 24/08/2007 08:30

Kao ne connaît pas la jalousie, grâce à Dieu, car ces Messieurs du Blog sont hyper demandés à ce que je peux voir ; Kao sait se contenter de sa part et ne pas regarder par dessus son épaule (de sa part) ; énormes bises pour toi Agathe, et pour tes 2 Guys

Kao 24/08/2007 08:30

Kao ne connaît pas la jalousie, grâce à Dieu, car ces Messieurs du Blog sont hyper demandés à ce que je peux voir ; Kao sait se contenter de sa part et ne pas regarder par dessus son épaule (de sa part) ; énormes bises pour toi Agathe, et pour tes 2 Guys

Guy Leroy 24/08/2007 14:22

On t'embrasse tous Kao. En effet la vie de bloggueur n'est pas facile hi hi.....

Françoise 24/08/2007 05:52

Pour une fois que je me lève tôt le vendredi matin, il n'y a rien à voir !Pas de chance, bonne journée...

Guy Leroy 24/08/2007 09:02

Ca arrive! Une calligraphie Japonaise, pour retourner un peu dans le monde de la peinture...... et puis je me remets à la peinture.....

Sylviane 24/08/2007 05:04

Le thon... c'est bon (lol) ! Hé hé... Je suis toujours impressionnée par la criée elle même... un peu comme à la bourse, je me demande toujours comment ils arrivent à se comprendre dans un tel bruit !Bisous,Syl

Guy Leroy 24/08/2007 14:19

En fait ils communiquent par des petits signes que l'on ne remarque pas toujours, d'ailleurs
Bises Syl

Agathe BONNET 23/08/2007 23:05

Je suis choquée par la façon de tuer les poissons  ! Ce couteau qui s'enfonce dans la tête alors qu'il est vivant  ! J'en ai des frissons ! Les voir bouger encore un peu, ça me dégoûte pour continuer à manger du poisson. D'ailleur ce soir j'ai égorger mes courgettes du jardin ! Ainsi que mes tomates et oignons et j'ai ébouillanté mes pattes vivantes !! hi !! hi !!Je n'ai pas eu trop d'émotion !Ce week-end , Guy on peint ?   Gros bisous pour la nuit et ne rêve pas trop aux japonaises , car Kao et moi allons être jalouse, pas vrai Kao ??  hi!! hi ! hi !!

Guy Leroy 24/08/2007 14:25

Moi aussi j'ai des frissons quand je vois ces poissons.Les frissons disparaissent quand ils sont dans mon assiette. C'était la vraie tuerie chez toi cette nuit, on dirait -))))
Pensons à peindre Afathe, oui;-)

Kao 23/08/2007 22:50

ça va aller, Guy, ça va aller, on est avec toi, don't panic, tout va bien G9Q ; c'est pas vrai, j'en ai qu'un, enfin des fois même je me demande ..........................

Guy Leroy 24/08/2007 08:58

Un qui inspirerait de belles peintures je devine!   mais si si...... Bises Kao

Kao 23/08/2007 20:52

pourquoi plus de couleurs ici ?

Guy Leroy 23/08/2007 21:51

Je vois rouge, j'ai du remettre à jour le blog, et maintenant c'est le bordel partout !! Au secour.......

cocole 23/08/2007 17:31

un monde bien spécial, qui doit bien apporter son lot d'adrenaline aux professionnels!

Guy Leroy 23/08/2007 21:54

Et à moi aussi le caméraman, au milieu de cette folle agitation ou certains Japonais m'ont parlé sèchement sans que je comprenne quoi que ce soit..

Françoise 23/08/2007 05:52

Ce n'est pas l'aspet du Japon que je préfère, mais c'est aussi à voir ......

Guy Leroy 23/08/2007 18:20

Mais c'est la plus grande criée de thon du monde, pourtant.....

Gérard 22/08/2007 23:44

Superbes tes vidéos. Tes commentaires sont surprenants.Tu es un vrai pro du sushi!!Tu nous avais caché ta vraie profession: importateur de poissons du japon!!! Bien amicalementGérard

Kao 22/08/2007 16:26

bel exposé, tu es passionné et passionnant ; il n'y a pas si longtemps la criée à Sète c'était un peu ça, toute proportion gardée, mais maintenant ils n'ont plus qu'à appuyer sur des boutons, ils ne crient plus ; il est vrai que c'est un spectacle qui mérite d'être vu, Merci encore à notre reporter chevronné ; remarque pour les thons, ce n'était peut-être pas la peine d'aller jusq'au Japon .................