Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Guy Leroy



 

Argentine. Au cours de cette occupation, il y a de nombreuses exactions et une grande anarchie, à tel point que Potosí en devient indéfendable.Potosí est fondée en 1545 pour exploiter la mine proche. Durant près de 60 ans, l'Europe va énormément s'enrichir grâce aux richesses accumulées par l'Etat espagnol : l'argent extrait de la montagne dans des quantités colossales alimente les caisses de la couronne espagnole qui le dilapidra à son tour en faste et en dépenses de luxe aux profit des artisans européens au détriment de la production locale. Paradoxalement l'Espagne sortit ruinée des dépenses fastueuses de la monarchie des Habsbourg, tandis que les conditions dans le reste de l'Europe furent propices au développement industriel. Colbert écrit à cette époque : « Plus un Etat fait de commerce avec l'Espagne, plus il possède d'argent ».

 

passe
 

Encore aujourd'hui, l'expression vale un Potosí (« cela vaut un Potosí » — citation du Don Quichotte) — s'emploie en espagnol à peu près avec le même sens que l'expression française « c'est le Pérou », dont l'origine historique est la même.

L'argent était extrait par le travail forcé des Indiens, institué par Francisco de Toledo au travers d'une transformation de l'institution incaïque de la mita. La ville devient rapidement la ville la plus peuplée d'Amérique derrière Mexico, avec au moins 200 000 habitants. Cependant, des milliers, voire des millions d'Indiens meurent à cause de problèmes respiratoires dus à la poussière dans les mines ou encore lorsqu'ils restent bloqués dans celles-ci après un éboulement. On dit que la quantité d'argent extraite des mines de Potosi suffirait à construire un pont au-dessus de l'Atlantique pour relier Potosì à la péninsule ibérique, mais les ossements de mineurs morts dans des accidents y suffiraient également.

Après 1800, l'argent se fait rare, et l'étain devient la première ressource. La ville entame son déclin économique. Aujourd'hui, bien que déclarées épuisées, les mines sont toujours exploitées artisanalement par les habitants, dans des conditions de sécurité toujours désastreuses pour les mineurs.

Au cours de la Guerre d'indépendance, (1809-1825), Potosí est particulièrement convoitée et  à plusieurs reprises des mains des Royalistes à celles des Patriotes. Les excès de la Première armée auxiliaire argentine, sous le commandement de Castelli, conduisent à un fort désir d'indépendance et focalisent de forts ressentiments à l'égard de l'Argentine.

Lorsque arrive la Seconde armée auxiliaire, celle-ci est chaleureusement reçue et son commandant, Belgrano, fait beaucoup pour remédier aux blessures occasionnées par Castelli. Quand son armée doit se retirer, Belgrano prend la décision calculée de détruire la Casa de Moneda. Comme les habitants refusent de l'évacuer, l'explosion devrait se traduire par une hécatombe. Cependant le désastre est évité, non pas par l'Argentine qui était déjà en fuite, mais par les habitants qui ont éteint la mèche.

Les relations tissées par Belgrano sont balayées d'un seul coup. Deux autres expéditions parties d'Argentine s'empareront de Potosí.
(Réf : Wikipedia)

,

Commenter cet article

oiseau 08/11/2009 20:22


Les conditions de travail dans les mines ont toujours été difficile mais dans ces pays là, je me demande s'il y a eu au moins un progrès de ce côté là car autrement ce serait dégueulasse!!!


Guy Leroy 14/11/2009 20:11


Aucun progrès. Pire que dans les mines chez nous.


paysage 16/09/2009 09:14

plus je lis vos articles et plus je me dis que l'histoire se répète. La vie n'apprend rien aux hommes.... Ils recommencent les mêmes attrocités, au nom du pouvoir, pour accumuler toujours plus d'argent, ... Au final comment peut on être à ce point aveugle et sourd et surtout quel plaisir peut on en retirer... L'argent sale a toujours un revers de médaille et puis la vie est ephémère à quoi cela peut il servir d'accumuler une fortune quand nous sommes simple mortel et ne connaissons en rien l'heure fatidique... Finalement vous évoquez à travers votre article les effets actuels de la "mondialisation"... Au fur et à mesure de vos photos, les rides se creusent, les visages s'assombrissent, les regards s'éteignent : le visage est un livre ouvert à qui sait le regarder... Je suis profondément touchée par ses visages et cela me laisse un sentiment de mal être et de profonde tristesse pour ce que l'on peut faire subir à cette population comme malheureusement à tant d'autre...    

Françoise 16/09/2009 06:38

Le travail de la mine est aussi difficile au Pérou, peut-être même plus, que celui des mines de charbon dans le Nord !Et pour de maigres revenus également....