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Painting, easels, sun, artists

 

 

 

Telle la girafe qui scrute le Kilimanjaro, venez découvrir les peintures que je vous dévoile.

Je serai très heureux de lire les commentaires que vous laisserez pour chaque tableau qui vous interpellera. Amis artistes, échangeons des liens entre  nos sites, dialoguons, partageons  nos idées créatrices. La communication est source d'inspiration, de complicité, d'invention artistique

Je vous dévoilerai mes techniques , ma vision de l'art pictural, et bien d'autres idées concernant l'art et la peinture.

Amis poètes, laissez vous guider par l'inspiration que vous insuffle la contemplation  des toiles présentées sur ce site et écrivez des poèmes qui viendront les illustrer . Chacun des vos poèmes seront placés en bonne place, porteront votre signature, et renverront un lien vers votre site.

Des photos de coucher de soleil agrémenteront votre visiste de la galerie virtuelle. Ces photos sont des souvenirs de voyage au bout du monde. Explorez mon album photos .Toute photo apparaitra de façon aléatoire dans le menu "Alea de l'émotion" .

Ce site est dédié à la peinture mais aussi à la photographie. Ainsi des photos de voyage apparaitront régulièrement  au rythme de mes déplacements à travers le monde. ( Kenya, Botswana, Japon, Chili, île de Pâques, Gorilles et Ouganda, Emirats Arabes Unis : Dubai, Australie, Pérou, Bolivie, Equateur, Galapagos,  Cuba, Argentine, Indes déjà consultables ) 

Des citations de peintres célèbres aideront à comprendre les artistes

 

Finalement, peinture, poésie, photo, musique  ne sont que des formes différentes de l'art, art langage universel compris par tous les humains, quelque soit leur origine

 

     


 

Actuellement à découvrir: 


 

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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 20:20

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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 19:54

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L’Histoire : Témoignage d’amour d’un homme à son épouse.

Alors qu’il n’est qu’un prince, Shah Jahan succombe aux charmes d’Arjumand Banu (nièce de Nur jahan) et l’épouse. Devenu empereur, il lui accorde le titre de « Mumtaz Mahal » (l’élue du palais).

Mais la reine meurt en couches en 1631 en donnant naissance à son quatorzième enfant (neuvième pour certains). Shah Jahan qui lui voue un amour sans borne est terriblement affecté et promet de faire construire à sa mémoire le plus beau mausolée jamais construit par un homme pour son épouse. Il ramène sa dépouille à Agra et la fait ensevelir momentanément avant de faire commencer les travaux d’un édifice qui devait être le plus magnifique du monde. (Pour situer le Taj voir plan Agra)

 

 Les Travaux : 22 ans et 20.000 hommes pour le construire.

Shah Jahan ayant visité les meilleurs exemples d’architecture de l’Inde donna son approbation pour concevoir un jardin funéraire dans la lignée du tombeau d’Humayun (son arrière grand-père) à Delhi.

Pour ce tombeau, Shah Jahan va faire venir les plus beaux matériaux : marbre blanc de Jodhpur, cornaline de Bagdad, turquoise du Tibet, malachite de Russie, diamants et onyx d’Asie Centrale, jade de Chine, agates du Yémen, mais aussi or, améthyste, nacre, corail, lapis-lazuli…  

20.000 personnes travailleront 12 ans sous la direction des plus grands maîtres de l’époque dans leur spécialité et il faudra dix ans de travaux supplémentaires pour qu’en 1652 le dôme blanc se dresse vers le ciel et éclipse complètement le modèle de Delhi.

 

 Les jardins et les extérieurs du mausolée.

Une vue célèbre. Une fois passée la fouille réglementaire par le service de sécurité, depuis l’immense porte à arche, on voit apparaître le Taj dans sa vision la plus célèbre et depuis cette position, à 275 mètres, avec son dôme de marbre massif qui semble proche et attire irrésistiblement le visiteur, il semble flotter sur terre comme dans une manipulation de la perspective.

Jardins et canaux. Immédiatement sous cette porte, on découvre le jardin et le canal central. Ce canal, bordé de cyprès symbolisant la mort, est doté de jets splendides s’étendant jusqu’au mausolée et reflète à la perfection la grandeur du tombeau, encadré de ses quatre minarets. L’enceinte du Taj comporte aussi, des deux côtés du mausolée, deux grands édifices en grés rouge (dont une mosquée) qui renforcent la symétrie de l’ensemble. Le Taj Mahal répond au plan typiquement Persan adopté auparavant pour le tombeau d’Humayun, mais ici le mausolée se trouve au fond du jardin et non au milieu, mettant en valeur la symétrie parfaite de l’ensemble. Le grand jardin, le canal et les deux bâtiments auxiliaires permettent au Taj Mahal d’apparaître dans un équilibre absolu comme l’aboutissement de l’harmonie.

L’architecture du Taj. Posé sur une terrasse (7 m de hauteur) revêtue de marbre blanc, le bâtiment central, typiquement persan, est un carré aux angles coupés (formant ainsi un octogone irrégulier). Aux quatre coins de cette plate-forme, s’élancent quatre minarets surmontés d’un dôme à ombrelle. L’immense coupole du Taj (26 m de haut et 18 m de diamètre), bulbeuse et en marbre blanc, est flanquée de 4 kiosques à dôme aux arcs polylobés. Sur chacune des 4 façades de 33 m de haut, s’ouvre un grand porche (iwan) à arcade ogivale, propre à l’architecture islamique. Ces quatre porches à arcs renforcés sont encadrés de bandeaux superbement calligraphiés, reproduisant les versets du coran et dont les caractères paraissent  avoir les mêmes dimensions de bas en haut, c’est en réalité une ingéniosité de l’art de la calligraphie pour compenser les lois de la perspective (en photographie il faudra attendre les chambres et les objectifs à décentrement pour obtenir le même résultat). La masse lumineuse du marbre blanc est équilibrée par l’utilisation de décorations, en couleur très retenue, sous forme d’arabesques florales et de motifs géométriques exécutés en pierres semi précieuses polychromes : turquoise, corail, malachite, lapis-lazuli, insérées dans le marbre blanc (technique de la pietra dura).

  

 Dans le mausolée : tombeaux et cénotaphes.

La chambre des tombeaux. Sous le dôme, dans le mausolée, la chambre octogonale centrale renferme les cénotaphes de Mumtaz Mahal et de Shah Jahan. (Un cénotaphe est un monument élevé à la mémoire d'une personne dont la forme rappelle celle d'un tombeau, mais il ne contient pas de corps). Les vrais tombeaux se trouvent dans une crypte souterraine, juste au dessous des cénotaphes. Au dessus de la chambre des sépultures, selon la conception persane, le dôme est double avec un grand vide à l’intérieur, d’ou la sensation d’intimité à l’intérieur du mausolée qui tranche avec l’aspect grandiose du dôme vu de l’extérieur.

Ornements et incrustations : exécution parfaite et beauté exemplaire. Les cénotaphes en marbre sont incrustés de pierres selon la technique de la pietra dura : avec une finesse extrême et sans raccord visible, des morceaux de pierres semi précieuses sont minutieusement enchâssés les uns dans les autres. Trente cinq types de pierres précieuses ont été utilisés et une seule fleur pouvait contenir plus de soixante morceaux. En effet certaines fleurs des arabesques florales comportent 64 pétales composés d’autant d’éclat de pierres précieuses incrustés dans le marbre. Malheureusement la grille en or incrustée de pierres précieuses qui entourait les cénotaphes a été supprimée par Aurangzeb, mais elle a été remplacée par de magnifiques écrans treillagés en marbre qui représentent l’exemple parfait de cet art.

Une fin tragique. Shah Jahan avait prévu une réplique du Taj en marbre noir pour lui même, mais c’était compter sans son fou de fils, Aurangzeb, qui après avoir fait tuer ses trois frères fit emprisonner Shah Jahan huit ans au fort rouge d’Agra, jusqu’à sa mort en 1666. Finalement Shah Jahan sera enterré à côté de son épouse, Mumtaz Mahal, dans le Taj même et son cénotaphe représente le seul point d’asymétrie du bâtiment qui est justement un parfait modèle de symétrie.

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:35

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:34

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:30

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Peu après avoir accédé au trône de Delhi, Akbar transfère sa capitale à Agra, consolide le jeune empire Moghol établi par Babur et Humayun et s’allie avec les Rajpoutes en épousant la princesse hindoue d’Amber (1562). Mais il resta longtemps sans héritier.
La Légende. Prés du village de Sikri vivait un saint soufi, Sheikh Salim Chishti, qu’Akbar en manque de descendance male alla consulter en 1568. Après sa rencontre avec Akbar, le sage lui prédit la naissance de trois fils. Effectivement, quelques temps plus tard (1569), grâce à la bénédiction du Sheikh Salim Chrishti de Sikri naissait son premier fils, le futur empereur Jahangir, auquel il donna le nom du saint : Salim. En 1571, à la naissance de son deuxième fils, l’empereur Akbar, reconnaissant, entreprit de faire construire une nouvelle ville sur la colline où vivait le saint homme. De plus, la plaine, au bas de cette colline de Sikri, était un champ de bataille où Babur, son grand père, avait guerroyé contre les Rajput pour asseoir l’empire moghol. Le choix de ce site était donc un double remerciement.
La cité de la victoire. Pour ériger la cité, les meilleurs architectes furent engagés et des milliers d’artisans vont faire surgir les palais selon la vision impériale : palais, pavillons et mosquées devaient refléter le pouvoir de l’empire en amalgamant le meilleur des traditions architecturales mogholes et rajpoutes. Parti conquérir en 1572, Akbar revient victorieux en 1573, baptise Sikri, sa création, Fatehpur (ville de la victoire) et y installe sa cour.
La cité Fantôme. Mais Akbar ne vivra ici qu’une quinzaine d’années et abandonne Fatehpur en 1585 pour repartir en campagne. Pour les uns, la cité fut abandonnée pour son manque cruel d’eau, pour d’autres, Akbar dut se déplacer à Lahore pour stabiliser son empire ; ce qui est sûr, en revanche, c’est que Fatehpur Sikri deviendra une ville fantôme.

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 14:28

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Un des éléments fondamentaux du mariage, est la dot que doit constituer la famille de la mariée. La dot peut être définit comme l'ensemble des prestations en espèces ou en nature donnée par la famille de la jeune fille au futur mari et à sa famille. Cette dot peut représenter des sommes énormes, pouvant parfois atteindre plus de la moitié du capital économique de la famille. Du fait de la valeur financière importante de cette transaction, elle peut engendrer des violences, voir la mort de la jeune fille si la dot n'est pas assez élevée. Entre 1975 et 1978, on a pu dénombrer 5200 cas de jeunes femmes brûlées "accidentellement" par leur mari ou leur belle-famille.

Le mariage est une institution sacrée en Inde, où la chasteté de la femme est une des vertus fondamentales. Mais plusieurs types de mariages ont cours en Inde. Faisons un petit tour des possibilités qui s'offrent aux jeunes femmes indiennes :

  • Jusque dans les années 30, les jeunes filles étaient mariées vers la puberté, voire même avant. Mais désormais, des lois ont été édictées pour remonter l'age minimal auquel des jeunes filles peuvent être mariées.
  • Les mariages au sein des castes sont choisis et négociés par les parents, principalement pour le montant de la dot. Les mariages arrangés sont très courants en Inde, et représentent la majorité des mariages célèbres.
  • Les mariages décidés dès la naissance. Pour ce type de mariage, les enfants sont mariés vers l'age de 8 ans, mais la jeune fille reste dans sa famille jusqu'à sa puberté. Ce type de mariage est réprimandé par la loi, mais a toujours cours en Inde du Nord.
  • Les mariages consanguins dans le Sud de l'Inde ont encore lieu et pour justification la volonté des familles de conserver les acquis sociaux et économiques obtenus avec le temps.
  • Les mariages d'amour sont très rares, même si petit a petit ils tendent à se développer. Quand aux mariages mixtes entre des personnes de castes ou de confessions différentes, ils restent des exceptions à ce jour.

Il est donc rare de voir des mariages sans heurts et tensions pour des raisons de castes, dot, religion etc.

Quand les volontés d'innovations gouvernementales se retrouvent confrontées aux conceptions religieuses et traditionnelles

Un des premiers événements remarquable en faveur des femmes, fut l'abolition du Sati en 1829. Durant ce rite les femmes hindoues se jetaient dans le bûché de leur défunt mari. Ceci ne change en rien le mariage même des femmes hindoues, mais on peut le considérer comme une faible réduction de la dépendance totale et inconditionnelle que pouvaient, et ont encore pour une large majorité, les femmes hindoues à l'égard de leur mari.

En 1864 fut mis en place des droits concernant le mariage. Mais en Inde l'aspect religieux reste prédominant par rapport à la règle de droit. Par conséquent, cette législation du mariage fut limitée à la procédure légale des mariages chrétiens, tout en évitant de modifier le droit personnel hindou et musulman.

Même si le divorce en Inde est loin d'être aussi courant que dans nos sociétés occidentales, la première loi sur le divorce fut établie en 1869. Mais ne nous réjouissons pas trop vite, le but de cette dernière était purement intéressé. Son objectif était de dissoudre les mariages célébrer en Angleterre en Inde, si ils ne convenaient pas aux familles probablement.

L'age auquel les jeunes filles étaient mariées a changé au cours des deux derniers siècles. Au départ, les jeunes filles étaient mariées en règle générale à la puberté ou à l'age de 10 ans. Pour la première fois en 1892, un acte de loi (Age of consent bill), repoussa l'age du mariage des jeunes filles de 10 à 12 ans. Même si pour nous cela parait encore bien trop jeune pour se marier, cela fit scandale auprès des leaders hindous. Il faut savoir qu'en Inde tout ce qui peut référer aux croyances et pratiques liées à la religion, comme le mariage ou encore l'autonomie des femmes, relève du droit personnel voir communautaire qui refuse toute intrusion ou modification. Par conséquent, cette modification de l'age du mariage fut perçue comme un grave empiétement sur le domaine personnel.

On peut aisément comprendre que le divorce ne fut pas une chose aisée, et encore aujourd'hui, à mettre en place et à faire accepter par les différentes communautés. En 1939, deux propitiations de lois furent annoncées dont une portée sur le droit au divorce des femmes hindoues. Elle fut de nouveau très critiquée, car tout changement dans la situation et la place des femmes est vu comme un risque de chaos (cf. article Inde : vénération de la mère et crainte de la femme). Si la femme sort du droit personnel elle peut alors être considérée par la justice, comme un individu à part entière et non fondu dans la communauté. Ceci remettrait en cause tout le système sur lequel cette société patriarcale s'est fondée. Ce que les leaders hindous refusent catégoriquement. A cela est lié la question de la pension alimentaire, qui fut à l'origine de nombreux débats au sein des Assemblées (cf .article : législation et droits des femmes en Inde : Les pensions alimentaires). Sur cette question les leaders religieux affirmaient qu'une femme n'a pas de raison de recevoir une pension en cas de divorce, dans la mesure où elle n’est plus avec lui, même pour mauvais traitements.

En 1948, il y eu un réel espoir pour les femmes indiennes quand à l'amélioration de leur condition par la voie légale. Cette année là, il fut présenté à l'assemblée constituante un projet de code hindou. Ce texte présente des changements majeurs qui relevaient précédemment du droit personnel, notamment en matière de mariage et de divorce. Par exemple l'abolition des castes comme fondement du mariage ou encore le droit de divorcer pour des raisons autres que la cruauté. (Pour plus d'information sur ce code, voir l'article Projet de code hindou). Il faut cependant noter que la notion de cruauté est très particulière en Inde. On peut le voir avec la loi sur le mariage de 1956, qui donnait le même droit aux hommes et aux femmes de divorcer pour cruauté. Mais la cruauté peut être définit par l'homme comme le refus de sa femme d'accomplir son devoir conjugal. Par conséquent, la cruauté comme énoncée ici, est défavorable aux femmes dans la mesure où elles étaient souvent mariées à des hommes qu'elles ne connaissaient pas, n’aimaient pas et qui étaient beaucoup plus vieux qu'elles, sans oublier que les violences domestiques étaient et sont encore monnaie courante. Dans ce contexte, il est fort compréhensible que ces jeunes femmes soient peu enclines à accomplir leur devoir conjugal. Mais si elles ne le font pas, elles risquent un divorce où elles se retrouveront sans rien et reniée par leur belle-famille, voir peut être même par leur propre famille. Par conséquent, les femmes sont toujours prisonnières du système. Cette loi ne put être contestée que beaucoup plus tard.

Comme on a pu le voir précédemment, il y a beaucoup d'émules au sein du gouvernement quand à la question des femmes et de nombreuses actions en faveur de changements, parfois favorables, en théorie, aux femmes. Une action mise en place dans ce sens par le gouvernement fut la création en 1984 du tribunal des affaires familiales. Ce tribunal est en charge de tous les litiges matrimoniaux et des pensions alimentaires. On pourrait ce dire dans un premier temps que la gestion de ces questions par une instance judiciaire est une bonne chose et permettra plus de justice pour les femmes dans ces affaires. Malgré l'égalité des genres énoncée dans les lois, le mettre mot de ce tribunal est la préservation de la famille comme objectif et motivation. En 2003, son efficacité et sa rapidité furent remises en question principalement dans sa capacité offrir dans un court délai des réparations aux femmes.

Petit à petit la femme fait son nid.

Sur le plan légal, une avancée récente fut faite en faveur de la protection des femmes. En 2006, le président de l'union indienne Abdul Kalama approuva le projet de loi sur la violence domestique. Ce projet de loi contient de nombreux texte qui place la femme et l'homme sur un plan d'égalité au sein du couple :

  • l'homme ne pourra plus forcer sa femme à avoir des rapports non consentis
  • interdiction de la bigamie
  • interdiction du mariage des enfants
  • interdiction des mariages forcés
  • le divorce sans faute est reconnu ....

Mais bien évidemment, ces innovations au sein de la famille et des schémas traditionnels qui la composent n'ont pas ravis tout le monde, comme la fondation pour sauver la famille indienne.

Mais la société indienne commence à évoluer malgré les volontés des traditionalistes. En 2007,

  • 14% des mariages se sont soldés par un divorce alors qu'il n'étaient que 5% en 1980
  • Dans les villes l’age moyen du mariage des femmes est compris en 26 et 30 ans
  • 25% des citadines choisissent leur partenaire, ce qui était encore impassable il y a quelques années
  • 1/5 des femmes disposent d'un revenu propre dans les villes

Bien évidemment, cette situation déplait à de nombreux hommes qui voient d'un très mauvais oeil cette indépendance. Pour eux la femme ce doit d'être accommodante, de ne pas se plaindre et d’être dévouée en dépit des souffrances. Mais d'autres hommes considèrent cette vision dépassée, et que ces nouvelles lois vont permettre une plus grande égalité entre les droits et devoirs des deux époux. Attention, il est important de noter qu'il y a un fossé très important entre les conceptions des gens vivant en villes qui se trouvent plus ouvert quand au rôle de la femme, alors que dans les campagnes, où la tradition est toujours profondément ancrée, la femme doit conserver son rôle traditionnel.

Même si cette loi est une vraie évolution légale pour la femme en Inde, le problème majeur reste son application. Chaque année, 50 millions de femmes sont encore victimes de violences conjugales en Inde et seulement 0.1% d'entre elles portent plainte.

Il y a encore un long chemin a parcourir pour que les bon sentiments, les histoire d’amour et les mariages des films de Bollywood deviennent une réalité pour les femmes indiennes.

 

Sources:


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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 14:11

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L’Inde ne compte que 93 femmes pour 100 hommes. En 2001, le recensement officiel a créé un choc en montrant que sur un milliard d’Indiens, il « manquait » 36 millions de femmes, qui ne sont pas nées, qui ont été tuées à la naissance ou qu’on a laissé mourir en bas âge.

Une préférence ancestrale pour les garçons, avivée par le matérialisme.

La tradition religieuse exige un fils pour assurer les rites funéraires du père, et seul le fils hérite du nom et du patrimoine. Mais surtout, les filles sont considérées comme un fardeau financier : la dot traditionnelle et les frais de mariage peuvent engloutir les économies de toute une vie, d’autant que l’Inde moderne et consumériste connaît une inflation dans ce domaine : bijoux, cash, électroménager, voitures….

Avoir une fille : un risque mortel pour les femmes. 

Une femme en Inde n’est une femme digne de ce nom que si elle donne le jour à un fils. Si c’est une fille, elle peut être renvoyée par son mari et sa belle famille, être battue, voire tuée. Les médecins font donc des avortements de fœtus filles en pensant rendre service aux femmes. La pression sociale et familiale est si forte qu’elles-mêmes ont honte d’accoucher d’une fille => cas réguliers de vols de bébés garçons dans les maternités, par des femmes qui y laissent la petite fille qu’elles viennent de mettre au monde.

Une « tuerie silencieuse ». 

La politique indienne de limitation des naissances a accentué la sélection : si on a moins d’enfants, il faut être sûr d’avoir au moins un garçon. Certains villages dans le Rajasthan se vantent de n’avoir pas vu naître une fille depuis … dix ans. Dans les villages de l’Haryana, on dit : « Ici, quand une fille naît, c’est par accident. Pas par choix ». La sélection se pratique autant dans les campagnes qu’au sein des classes urbaines et éduquées.

La banalisation de l’échographie. 

Depuis 20 ans, des milliers de cliniques privées se sont ouvertes en Inde : 900 appareils d’échographie dans l’Haryana par exemple. Des centaines d’unités mobiles d’échographie ont même sillonné les villages avant d‘être interdites en 2001, mais elles circulent encore illégalement, selon les ONG. 
Les cliniques privées proposent des « packages » échographie + avortement du fœtus fille, pour 5.000 à 10.000 roupies (85 à 170 euros). Même les pauvres préfèrent dépenser ces sommes plutôt que d’avoir une fille. Publicités (interdites) des cliniques : « mieux vaut dépenser 5.000 roupies maintenant que 50.000 roupies plus tard » (pour payer une dot).

Des avortements illégaux. 

L’IVG est légale jusqu’à trois mois : or, à ce stade on ne peut pas discerner le sexe du bébé. Les avortements ont donc souvent lieu plus tard, dans l’illégalité. Les cliniques ne déclarent pas les actes, et les femmes brouillent les pistes en changeant de ville.

Une impunité quasi totale. 

Une loi de 1994 interdit les échographies et les avortements à but sélectif. Mais elle n’a pas été appliquée. Après un recours d’ONG devant la Cour Suprême en 2001, un amendement est venu accroître, en 2002, les contrôles et les peines encourues. Mais beaucoup de médecins continuent de bafouer la loi : ils désignent le sexe du bébé avec un langage codé (« un doigt pour un garçon, deux si c’est une fille »). Réactions des autorités qui organisent des raids de flagrant délit dans les cliniques. Selon les ONG, s’ils sont pris, ils rachètent un autre équipement et exercent sous un autre nom. Inertie et corruption : aucun médecin n’a encore été condamné à de la prison. 

De nombreux abandons de filles. Persistance marginale desinfanticides.

Les méthodes d’infanticide (bébé fille plongée dans l’eau froide, étouffée dans une jarre de terre cuite, ou un sac plastique jeté ensuite à la décharge, empoisonnée avec une plante toxique, ou étranglée. Rituel macabre : sucrerie dans la bouche du bébé et on lui dit « pars, et envoie-nous un frère »)

Les conséquences d’une société sur-masculinisée. 

Depuis 20 ans, l’échographie sélective a créé une société sur-masculinisée, et ponctuellement, dans les régions où le déficit est le plus marqué, les hommes ne peuvent plus se marier. Témoignages sur la violence qui s’accroît envers les femmes (puisqu’elles sont plus rares) : enlèvements d’adolescentes, viols collectifs.

Trafic de femmes, le commerce des fiancées. 

Conséquence du manque de femmes : ce sont souvent les pauvres qui restent célibataires, car les riches achètent des femmes à des intermédiaires.

La tentation de la polyandrie. 

L’achat d’épouses fait courir le risque d’un retour de la polyandrie en Inde, surtout dans les cas où une famille n’a pas les moyens d’acheter plusieurs épouses pour tous les fils.

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 00:12

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Tout le monde le sait, en Inde, le cliché des clichés, c’est la Vache ! C'est une image si forte qu'on ne peut lui mettre que la majuscule. Souvenez-vous de Tintin et du capitaine Haddock aux prises avec cet animal récalcitrant qui bloque leur taxi dans une rue de New Delhi : " Vache sacrée Sahib… Ne pas déranger.. Toi attendre elle s’en aller. " Et c’est vrai, elles sont bien là, les vaches, à déambuler avec assurance et nonchalance dans les rues des villes, même des plus grandes, des plus modernes comme Bangalore, mais même à Pondichéry. Elles adorent tout particulièrement le terre-plein qui sépare les quatre voies des routes principales ou "autoroutes". Elles s’y étendent en plein milieu, et y ruminent à l’aise ; le va-et-vient incessant des automobiles à leur côté chasse les mouches qui les tourmentent habituellement. Tout cela est vrai, authentique, véridique et quotidien...normal en Inde. 


La vache était déjà vénérée en Inde il y a 3500 ans par les Aryens qui étaient pasteurs à l'origine. Les sacrifices védiques, comprenant offrandes et récitation d'hymnes sacrés, constituaient une part importante de la vie quotidienne de l'époque. Ces rituels étaient célébrés par les brahmanes, mais l'offrande du sacrifice, faite principalement de beurre fondu, étaient accomplie par tout le monde.

 

 

POURQUOI LES VACHES SONT SACREES ?

 

Le cri de la vache en Inde s'entend par le son ouvert "mâ". En tamoul "Mâ" (et dans d'autres langues indiennes) signifie "Mère" ou "Maman". Ainsi donc par extension, "mâ" signifie la Terre-mère, la source première, notre naissance, nos origines.

Pour rester dans la sémantique et l'étymologie, on dit que le mot " cow" de l'anglais viendrait du sanskrit " gow ". Gavo vishwasya mataraha ! s'exclame l'Hindou, " la vache est la mère de l'univers ", univers qui était à l'origine un océan de lait. On ne mange donc pas sa mère. "On ne jette pas sa mère. On la garde jusqu'au bout. Elle nous a nourris, nous lui devons tout". Évident ! On considère même que le lait, l'urine et la bouse de la vache sont des éléments purificateurs. Dans pas mal de villages, on peut voir encore les paysans enduirent le seuil de leur demeure d'un liquide à base de bouse et d'urine de vache. Il paraît que la mixture a des vertus pesticides.

Donc les indiens, frappés d'émerveillement par cet animal qui prononce ce son originel vouent à la vache une admiration et une reconnaissance éternelle.

Mythologiquement, on sait que l'un des dieux de la Trinité Hindoue possède une monture céleste, qui n'est autre que Nandi, boeuf puissant et rapide.

Autre théorie : La plupart des indiens pensent que les vaches qui déambulent placidement dans leurs villes et villages ont la personnification de tous les dieux du panthéon indien et des centres de pèlerinage. Selon la légende, Surabhi, la mère de toutes les vaches, figurait parmi les trésors qui apparurent après le barattage de l'océan cosmique. Les vaches donnent cinq produits sacrés, ou pancagavya (le lait, le caillé, le beurre, l'urine et la bouse), qui jouent toujours un rôle essentiel dans la vie quotidienne de millions d'indiens. Le mélange de ces cinq éléments est considéré comme extrêmement purificateur pour l'âme et le corps, et nombreux sont les hindous qui l'absorbent.

 

Bien que sacrée, la vache indienne possède un organe impur : sa bouche. Cela vient d'un mensonge qu'elle fit un jour lors d'une dispute entre Brahmâ et Shiva. Elle prit délibérément le parti de Brahmâ et mentit. Mais Shiva découvrit ce mensonge et déclara que, dorénavant, la vache serait sacrée mais que sa bouche serait éternellement impure. En dépit de cet anathème, les indiens ne consomment même pas de langue de bœuf même si elle n'est pas sacrée !

 

 

TRADITIONS ET FESTIVITES AUTOUR DE LA VACHE SACREE

 

Janvier est un mois et une période importante du Sud de l'Inde, plus précisément du Tamil Nadu : celle lde la célébration de Pongal. Pongal, c'est la récolte du riz, le nouvel an tamoul.

 

Ce qu'il ne faut manquer pour rien au monde durant ces festivités, c'est le jour où l'on honore les vaches ! Le Pongal, grande fête des moissons du riz en pays tamoul, y dure quatre jours. Lors du troisième, le bétail est à l'honneur, on décore les bœufs et, dans certaines villes, des combats de taureaux sont organisés. Des courses spectaculaires de chars à boeufs sont souvent organisées, et tous les bovins sont décorés de fleurs, de safran d'Inde (curcuma), de clochettes...C'est la fête qui marque en quelque sorte le passage d'une année agricole à la suivante. On prépare à cette occasion le Pongal (mélange de riz, sucre, lait et dhal), symbole de prospérité et d'abondance. Le lait vient de la vache évidemment.

C'est l'occasion d'une réunion de famille exceptionnelle donc prétexte à des tenues exceptionnelles. Ainsi les plus beaux saris y sont dévoilés, ainsi que des nattes pleines de fleurs pour l'occasion.

 

 

LA VACHE SACREE AU QUOTIDIEN

La vache sacrée est respectée et vénérée au quotidien. Dans les villages posséder une vache est un signe de bon augure. Le vendredi est pour les hindous la jour de la femme...Toutes les indiennes en général en profitent au Tamil Nadu. Ce jour là elle se lave les cheveux, se baigne dans une eau safranée (on tire de la pierre de curcuma une pâte jaune onctueuse avec laquelle on se lave et qui a la vertu de nettoyer les impuretés de la peau, de l'adoucir et de la rendre douce et légèrement jaune), revêt un joli sari et met un pôthu rouge, point rouge sur le front, troisième oeil de la conscience, symbole du pouvoir de l'esprit Ce rituel est également appliquée à la vache, ce qui montre à quel point elle est adorée.

 

Ce qui la rend sacrée aussi c'est son lait, liquide précieux largement utilisé dans la cuisine indienne puisqu'il entre dans la composition de nombreux mets (raïta, lassis, sauces....).

Le lait de vache joue également un rôle important dans le rituel religieux hindou. Le prêtre tamoul utilise ce liquide dans le "pâl abishavam" acte de laver la statue de la divinité hindoue honorée ainsi. Sont donc lavés au lait et honorés tous les dieux priés, le lingam yoni (symbole de la biporalité masculine-féminine).

 

On utilise aussi la bouse de vache. Séchée sous forme de galettes plates elle est utilisée comme combustible pour le four traditionnel en terre cuite en cuisine.

 

Enfin sachez qu' un hindou pieux ne passera jamais à côté d'une vache sans la toucher de sa main qu'il portera ensuite au front en signe de respect et d'hommage. Il n'est pas question non plus de frapper, d'insulter ni de tuer une vache. En réalité, seule la bouse de vache indienne est réellement utilisée couramment. Les femelles zébus (les vaches indiennes sont du type zébu, n'ont pas la même morphologie que celles européennes) donnent en effet peu de lait, et la majorité des produits lactés consommés en Inde proviennent de bufflonnes ou de vaches importées d'origine étrangère. Quant les vaches et les bœufs décèdent, leur cuir est néanmoins utilisé mais il est tanné et traité par les intouchables qui seuls peuvent toucher et dépecer ces animaux sans crainte d'être définitivement condamné par un tel acte.

 

Par respect pour ce bel animal, les Indiens en général ne mangent pas sa chair.

 

 

DU RIFIFI A PROPOS DES VACHES SACREES

Tout était pour le mieux entre vaches sacrées et hindous dans le meilleur des mondes Indiens jusqu'à ce qu'un illustre historien jette un sabot dans la mare… Selon Dwijendra Narayan Jha, professeur d'histoire à l'université de New Delhi et spécialiste de l'Inde ancienne, les hindous auraient autrefois mangé de la viande de bœuf avant que les textes religieux et les coutumes ne l'interdisent. Pour démontrer cela, il s'appuie notamment sur les Manusmriti ou Lois de Manu, code juridique antique, qui dresse la liste des animaux qui peuvent être consommés. Le seul interdit concerne le chameau. Dans une phase ultérieure, les textes sacrés hindous parlent de «l'ancienne pratique» consistant à manger du bœuf. D'après D. N. Jha, ce seraient les brahmanes qui auraient petit à petit imposé cette interdit alimentaire afin d‘attribuer une place précise aux individus dans la hiérarchie sociale : celui qui mange du bœuf est un intouchable, un hors-caste. Ainsi selon cette théorie, la vache fut donc consommée en Inde avant l'arrivée des musulmans.

 

Bien entendu, cette affirmation a soulevé de nombreux remous. La publication de l'ouvrage de Jha, Holy Cow – Beef in Indian Dietary Traditions (La vache sacrée – le bœuf dans la tradition alimentaire de l'Inde) a suscité des réactions violentes de la part des extrémistes hindous et l'auteur a reçu plusieurs fois des menaces de mort. De plus, un tribunal d'Hyderabad a interdit le livre. Il n'est donc toujours pas bon défendre le rôti ou la côte de bœuf en Inde…La vache sacrée indienne est donc le résultat de la religion, la tradition et des contraintes sociales et économiques. Cela dit, les currys de bœuf figurent en bonne place dans nombre de restaurants indiens…

 

 

Malgré ce point de vue dissident, les vaches sacrées restent un symbole. Vous pouvez toutefois trouver la vache en plat en Inde mais dans les cuisines non-hindous (musulmans, chrétiens).

 

Un autre livre évoque avec beaucoup de tendresse ses chères bêtes sacrées : "Etre une vache à Pondichery"

 

Source : Mes souvenirs de Pondichéry

www.pondichery.com

 

 

LES VACHES SACREES AILLEURS QU'EN INDE

Chez les Grecs dans l'Antiquité, les bovins étaient aussi des animaux sacrés mais pas de la même manière qu'en Inde. Les Grecs n'ont que rarement la chance d'en manger ! Animaux précieux, la vache et le bœuf sont avant tout utilisés pour leur force physique. Ils tirent charrettes et carrioles, labourent les champs, mais on ne voit guère de grands troupeaux de bovidés, tels ceux qui ont fait la réputation et la renommée de l'Egypte ancienne ou de l'Italie romaine. Symbole de la puissance et de la richesse, les Grecs se servent du bœuf comme d'un étalon monétaire ou d'une unité de référence. Sur les marchés helléniques, on estimait un prix en valeur « bœufs » bien avant l'apparition de monnaies métalliques.

 

La vache : offrande préférée des dieux

 

Les cérémonies religieuses grecques sont essentielles dans le contrat passé entre les dieux et les humains : les hommes rendent hommage aux divinités qui leur assurent en contrepartie protection et réussite. De plus, la fête (ou panégyrie) qui rassemble les hommes (et non les femmes) permet de renforcer la cohésion de la communauté.

 

Plusieurs étapes marquent le déroulement de la cérémonie. Elle débute avec la procession solennelle rythmée par les flûtes qui conduit les futures victimes animales au pied de l'autel où elles seront immolées. Vient ensuite le sacrifice proprement dit, suivi des hymnes adressés aux dieux et du banquet qui réunit les participants.

 

Les cornes dorées des animaux sont décorées de guirlandes de laine. Les prêtres font alors le tour de l'autel avant d'asperger les offrandes sur pied de quelques gouttes d'eau lustrale. Ils allument le feu sacré sur l'autel et y jettent des grains d'orge et une touffe de poils prélevés sur la tête des animaux.

L'animal est égorgé à l'aide d'un couteau par un prêtre. Il lui tient la tête renversée en arrière afin d'asperger l'autel de son sang. La bête est enfin dépecée et divisée en deux parties après examen des entrailles. Une moitié de l'animal (les os et la graisse) est brûlée sur l'autel afin que leur fumet flatte les narines des dieux. La chair est quant à elle consommée par les hommes au cours du banquet qui suit le sacrifice.

Il ne valait donc pas être vache en Grèce à cette époque ! Rien à voir avec l'Inde où ces bêtes cornues sont reines. 

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 23:35

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Gandhi démontre l'efficacité de la non-violence

Mohandas Karamchand Gandhi naît le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans une famille de riches commerçants du Gudjerat, au nord-ouest de l'Empire britannique des Indes. Il fait des études d'avocat à Londres puis, trop timide pour plaider en Inde, part en mai 1893 en Afrique du Sud où s'est établie une nombreuse communauté originaire des Indes.

 

Affecté par des vexations racistes de la part des Blancs, comme de devoir descendre d'un compartiment de train de première classe, il s'érige en défenseur des immigrants indiens et forge une doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité (la «satyagraha»).

 

Il préconise en vertu de cette doctrine la désobéissance passive et collective pour lutter contre les discriminations et remporte de spectaculaires succès face aux gouvernants britanniques. Mais c'est au prix de plusieurs séjours en prison.

 

Néanmoins, ill se comporte loyalement à l'égard des Britanniques pendant leur guerre contre les Boers, en 1899-1901, et organise un service d'ambulances avec un personnel indien.

 

Un héros indien

À son retour en Inde en janvier 1915, Gandhi bénéficie déjà d'une solide réputation d'ascète et de héros qui lui vaut d'être surnommé par le grand poète indien Tagore Mahatma, d'après un mot hindi qui veut dire «Grande âme».

 

Gandhi accède à la présidence du parti du Congrès et mène dès lors la lutte pour l'autonomie du pays puis pour son indépendance tout en prônant l'autosuffisance économique, le retour aux techniques traditionnelle, mais aussi l'émancipation des femmes et des Intouchables (les hors-castes de l'hindouisme). Avec bienveillance, il surnomme ces derniers les Harijans ou gens de Dieu (les Intouchables récusent aujourd'hui ce terme paternaliste et lui préfèrent celui de Dalits ou opprimés).

 

Plein de curiosité pour les systèmes philosophiques et les grandes religions, il n'en reste pas moins fidèle à son héritage hindou. Il se rapproche de l'Inde profonde des villages et préconise le retour à une économie traditionnelle.

 

Le Mahatma donne l'exemple de l'ascétisme en pratiquant la chasteté dans son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, et en tissant le coton sur son rouet pour subvenir à ses besoins et fabriquer ses propres vêtements.

 

À Amritsar, une manifestation tourne au massacre et rompt les liens invisibles qui rapprochaient Indiens et Britanniques.

 

Gandhi poursuit son action avec encore plus de détermination, en s'appuyant sur le parti du Congrès. Il préconise la non-participation (refus des décorations, boycottage des produits anglais...) et prescrit même la grève de l'impôt dans un district du Gudjerat.

 

Mais l'affaire tourne à l'émeute et Gandhi, par souci d'éviter les violences, interrompt le mouvement en février 1922. Lui-même entame une grève de la faim dans son ashram et met sa vie en danger pour convaincre ses compatriotes d'interrompre les violences. Il est emprisonné, ce qui lui vaut une aura internationale de martyr...

 

«Quit India !»

En 1930, la marche du sel lui vaut d'être à nouveau arrêté mais elle convainc les libéraux britanniques d'engager l'Inde dans la voie de l'indépendance. Dès l'année suivante, celui que Winston Churchill qualifie avec mépris de «fakir à moitié nu» est convié à Londres à une table ronde destinée à débattre d'une hypothétique indépendance de l'Inde.

 

Mais les discussions achoppent très vite sur les modalités de l'indépendance (faut-il accorder aux États princiers le droit de sécession ? quelle garantie pour la minorité musulmane, qui représente alors un quart des 350 millions d'Indiens ? quel statut pour les Intouchables ?...). Le Mahatma est déçu que le Congrès ne le suive pas dans le retour aux valeurs traditionnelles et s'en tienne à la quête de l'indépendance. Il renonce à la présidence du parti.

 

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les Britanniques engagent l'Inde dans le conflit sans prendre la peine de consulter les représentants de la colonie. Tout au plus le Premier ministre Winston Churchill promet-il aux Indiens, à l'issue de la guerre, un statut de dominion similaire à celui du Canada ou de l'Australie.

 

Parmi les compagnons de Gandhi, certains comme Jawaharlal Nehru plaident pour ne rien faire qui favorise l'ennemi japonais et son allié allemand. Mais pour Gandhi lui-même, l'heure des compromis est terminée. Tout en condamnant la violence et, pire encore, l'alliance avec l'ennemi japonais dans laquelle se compromet l'ultra-nationaliste Bose, le Mahatma lance le 8 août 1942, à Bombay, un mot d'ordre radical à l'adresse des Britanniques : «Quit India !» (Quittez l'Inde !).

 

Quelques heures plus tard, plusieurs chefs du parti du Congrès sont arrêtés. Gandhi lui-même est une nouvelle fois incarcéré. Il ne sera libéré qu'en mai 1944. Mais entre temps, son mot d'ordre aura donné le signal de la désobéissance civile sous la forme de manifestations, boycotts et grèves...

 

La joie ternie de l'indépendance

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques sont résignés à se retirer du sous-continent indien.

 

L'Union indienne célèbre son indépendance le 15 août 1947. Le vice-roi Mountbatten remet les pouvoirs au Premier ministre Nehru. Mais la fête est gravement ternie par sa scission d'avec le Pakistan, en bonne partie à cause de Mohammed Ali Jinnah, un avocat musulman chiite, qui dirige la Ligue musulmane et prône la création d'un État musulman indépendant.

 

Il s'ensuit une atroce guerre religieuse qui fait plus de 400.000 morts et entraîne le déplacement de part et d'autre des nouvelles frontières de près de vingt millions de personnes !

 

Le Mahatma entre au soir de sa vie dans son dernier combat en entamant une nouvelle et périlleuse grève de la faim pour convaincre hindous et musulmans de déposer les armes. C'est un échec. Gandhi meurt, victime d'un extrémiste qui souhaitait la création d'un État hindou, l'Hindoustan, au lieu de l'Inde laïque et multiconfessionnelle. Le vieillard meurt en prononçant  : «Mon Dieu !». Son assassin sera jugé et pendu.

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 23:33

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 23:29

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 22:16

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